Un bel exemple de cône de scories

Situé au sud de la Chaine des Puys, le puy de Pourcharet (1 164 m) est un volcan de type strombolien qui présente un cratère d’une profondeur d’environ 50 mètres.
S’il n’est pas possible de gravir cet édifice entièrement boisé, ses formes volcaniques peuvent néanmoins être admirées depuis un chemin de randonnée qui contourne sa base.

Le puy de Pourcharet

Caractéristiques

Le puy de Pourcharet, un bel exemple de cône de scories

Une seule et unique éruption avant de s'endormir à jamais

Le puy de Pourcharet est un cône de scories typique, édifié lors d’une seule et même éruption d’une durée de quelques jours à quelques mois. Il est un volcan monogénique, c’est-à-dire qu’il n’a connu qu’une seule et unique éruption avant de s’endormir à jamais. Mais un autre volcan pourrait dans un futur plus ou moins lointain se former ailleurs dans la Chaîne des Puys.

Cône de scories

Le cône de scories est formé par l’accumulation des projections de lave depuis sa cheminée centrale lors de l’éruption : le magma en ascension dans la cheminée, associé à l’explosion d’une bulle de gaz, projette dans les airs des amas de lave incandescents de toutes tailles. Ces projections s’accumulent autour de la cheminée éruptive et finissent par former un cône de scories. 

Savez-vous que ?

Le calibre et la texture des projections conditionnent leur appellation :

  • Moins de 2 min : de la cendre,
  • De 2 à 64 min : des lapillis,
  • Plus de 64 min :
    • des blocs ou des bombes,
    • Ponces : éléments vacuolaires, c’est-à-dire comportant des trous d’air, dont la densité est inférieure à 1, ce qui lui permet de flotter sur l’eau
    • Scories : éléments vacuolaires dont la densité est supérieure à 1.

Au fil de la balade, des cabanes vestiges d’un pastoralisme ancien

Visite guidée au puy de Pourcharet

Le pastoralisme, une activité mobile

Le randonneur croisera de drôles de petites roulottes abandonnées ici ou là dans les prairies. Ces cabanes mobiles étaient destinées à offrir un toit au berger au grès de ses déplacements dans la Chaîne des Puys.
L’activité pastorale était en effet très mobile car relevant d’un système de « fumature » : la journée, les troupeaux parcouraient de vastes espaces communs appelés « finage » et la nuit, ils étaient parqués dans des enclos afin que leurs déjections fertilisent les terres : la fumature. Parfois même, le troupeau était déplacé dans plusieurs enclos au cours de la nuit. Les siècles passés, ce système était particulièrement rémunérateur pour les propriétaires de troupeaux qui passaient des contrats avec les communautés de villageois.

2 cabane roulottes, au fil de la balade

A la sortie du hameau de Récoleine

La première roulotte cabane rencontrée, faite d’acier et de tôle est en assez bon état de conservation. Relativement spacieuse, elle offre, comble du luxe, un petit abri à l’arrière pour le chien de berger.

Au pied du puy de Pourcharet

La seconde cabane roulotte, observable au pied du puy de Pourcharet est de dimension beaucoup plus modeste ; à l’intérieur, le berger ne pouvait que se tenir assis. Son timon, c’est-à-dire la pièce de bois attelée à une paire de bœuf ou de vache a disparu, elle est donc posée à même le sol. 

Direction générale de l'Aménagement et du Territoire

Article mis à jour le 07 novembre 2019